Pure conscience

La pure conscience n’est pas liée au mental. Elle est au-delà de la pensée. Elle n’a pas besoin de la pensée pour être. Un court instant, j’ai pu dire «  je suis conscience ». Le « je » qui disait cela n’était pas mon ego mais la conscience elle-même. Cela n’est possible que si le sentiment d’être une personne séparée de son environnement disparaît. Il n’y a alors plus de sujet ni d’objet. Il n’y a plus personne pour analyser, commenter et interpréter. Il y a simplement la conscience qui constate ce qui est. La conscience qui accueille et qui contient ce qui est. La conscience qui ne fait qu’un avec ce qui est.

Ce sentiment d’unité est vertigineux. Il est particulièrement bien décrit, en Inde, dans les enseignements de l’Advaita Vedanta, une philosophie de la non-dualité dont l’origine se perd dans la nuit des temps. J’ai clairement « vu » que la pure conscience n’interprète pas, elle constate. Elle n’élabore aucun savoir à propose de ce qui est constaté ; elle en a la connaissance directe, intime et entière.